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La parole, dès qu’elle naît, me retranche ; et moi, je cherche encore l’état que je n’avais pas encore livré au mot.

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Avant les Phrases

Lorsque la langue n’était pas encore née

Essai philosophique poétique

Poétique de la purification – Ontologie du soi

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* Ce livre audio est disponible uniquement en anglais.

Je cherche l’état de moi qui n’est pas encore tombé dans le mot ; ma langue dort, et en moi un silence s’élargit comme un utérus — il ne porte pas mon pouls, mais la vibration du premier sens ; il s’assombrit, se resserre, et pourtant c’est là que je me multiplie.

Je respire, mais la lumière n’a pas besoin de la lettre : elle tombe dans l’œil, brûle l’essence, demeure dans l’essentiel.

Un souffle circule dans ma gorge — ce n’est pas un son, il n’a pas de nom ; pourtant il me connaît avant moi, et moi je ne l’atteins qu’après.

Je porte une pierre : il n’y a pas d’écriture dessus, son poids est immense ; le poids ne parle pas, mais il me remet à ma place.

Sur elle apparaît la carte de « l’avant ».

Un appel s’élève en moi — « Ne me livre pas à la lettre » ; une vérité livrée à la lettre tombe sur le marché, s’use, descend.

Je tends l’oreille vers l’intérieur ; en moi une ville s’ouvre : la rue est signe, la porte est regard, la fenêtre est intention.

Je n’avais pas de nom là-bas, mon essence demeure.

Si la parole doit venir, qu’elle soit seulement témoin ; pas jugement.

Le jugement est toujours un peu trop ; le témoignage peu — ici le peu est beaucoup, le trop est peu.

La phrase est un accord hâtif ; moi, j’en ai compris le prix tard, je suis revenu tard.

Je le sais : tout ce qui est versé dans la phrase s’use un peu ; moi, j’attends le seuil le plus juste où la phrase ne viendra pas.

Tais-toi, me dis-je — la vérité existait déjà avant que la langue ne naisse ; je ne l’atteins qu’en me taisant.

Feroz Anka signature

Écouter avant de lire

Parfois, il est plus facile d’écouter un voyage avant de le parcourir soi-même.

Ci-dessous, vous trouverez une conversation longue, de type podcast, qui explore "Avant les Phrases" en profondeur, sous différents angles.

Note : Ces sessions éditoriales sont en anglais. La traduction automatique des sous-titres de YouTube peut être utilisée pour suivre la vidéo dans d’autres langues.

Contenu et structure généraux

Cette œuvre n’écoute pas la parole, mais la vibration qui précède la parole. Elle n’appelle pas au savoir, mais à l’écoute. En circulant dans la conscience prélinguistique, elle construit la région antérieure à la naissance du mot — c’est-à-dire le silence — comme une matière dense et porteuse ; le signe comme une grammaire primitive et muette ; le seuil où le son est pur comme une prière ; la parole comme un prix ; et l’au-delà de la phrase comme un recueillement mûr, et éprouve chacun par le langage de la philosophie poétique.

 

Les textes s’ouvrent avec le souffle et se ferment avec le pouls. Alors que le regard et l’ombre, le doigt et la posture fondent leurs propres grammaires muettes ; le souffle, avant de devenir son, se souvient de son état de prière. Lorsque la parole apparaît, elle exige un prix ; lorsque la phrase se forme, une part de la totalité se retranche. Le véritable travail du texte est de faire entendre ce manque et de rappeler le lecteur hors du confort de la phrase. L’intuition est préférée à la preuve, le témoignage au jugement ; dire ne se redresse qu’à la mesure où il peut renoncer à dire.

Le texte ne trace pas un chemin ; il indique une direction. Il ne laisse pas un théorème mais une intuition, non une décision mais un témoignage. Il vise à ce que le lecteur perde sa vitesse et gagne son écoute ; qu’il quitte le confort de la phrase pour entrer dans le poids du sens.

Ici, la parole n’existe pas pour être amplifiée, mais pour se retirer ; et certaines vérités existaient déjà bien avant que la langue ne naisse.

Table des matières

La vérité d’avant la parole

I. Morphologie du silence — Le champ d’avant la parole [1-10]*

II. L’Âge du signe — Le premier volume de la pensée [11-21]*

III. L’éveil de la voix — Révélation phonétique [22-35]*

IV. Construction de la parole — L’humain avant la phrase [36-48]*

V. Après les phrases — le retour silencieux de la langue [49-58]*

L’Humain après le silence

*Les chiffres entre crochets renvoient aux numéros des poèmes et non aux numéros de page.

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